Edition 2019

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1er après-midi : Ceux qui (mal)traitent leur corps

Les usagers et patients reçus dans les institutions présentent parfois un rapport au corps totalement perturbé.

Des corps surinvestis ou abandonnés, agités ou inertes, douloureux, tatoués, musclés, scarifiés, parés ou dénudés, gavés ou dénutris, transformés, appareillés, augmentés qui témoignent de la relation complexe que les sujets contemporains entretiennent avec leur corps.

Nombreux sont-ils qui ne cessent de se plaindre de douleurs ou d’incapacités qui laissent la médecine sans réponse. D’autres, dans une exaltation addictive, exercent leur corps jusqu’à l’épuisement ou encore l’engagent dans des transformations radicales. Et certains, s’appuyant sur l’image d’un semblable font de lui un double qui grève toute relation avec autrui.

Scientifiques, médecins, chirurgiens, « coaches », diététiciens, esthéticiens, sexologues, tous sont convoqués pour répondre, la plupart du temps sans succès, au malaise qui altère la relation du sujet occidental à son corps.

Car ces pratiques corporelles hors normes, parfois nocives et dangereuses ne cèdent aucunement devant la raison, les conseils, les injonctions ou les interdits. Les soignants et les éducateurs qui travaillent dans ce sens au nom du bien du patient s’aperçoivent rapidement de leur impuissance.

Comment permettre d’aménager différemment son rapport au corps ? Sur celui-ci s’inscrit le rapport intime de chacun au vivant et au sexe ; aborder avec un sujet la façon dont il en « fait usage » exige beaucoup de tact. Il s’agit alors de lire avec lui la logique de ce qui se joue souvent à son insu pour qu’il trouve une réponse moins coûteuse.

Nous examinerons comment une pratique qui s’oriente de la psychanalyse peut ouvrir sur un traitement du corps plus léger tout en préservant la particularité subjective.

2ème après-midi : Ceux qui ne sont pas désirés

Ne pas avoir été désiré est souvent invoqué par les professionnels comme cause des difficultés psychologiques ou sociales des enfants ou des adultes qu’ils rencontrent. Les sujets eux-mêmes en font parfois état : « je me sens comme un étranger par rapport aux autres », « je me sens exclu, mis à l’écart par les autres », « c’est normal mon père voulait une fille/un garçon », « ma mère a dû interrompre ses études pour m’élever »…

Cependant, la psychanalyse nous fait saisir que chacun vit avec l’énigme du désir qui a présidé à sa venue au monde. En effet le désir a toujours une part d’ombre qui échappe à la compréhension et donne lieu à interprétation.

Mais parfois les coordonnées mêmes de sa naissance donnent un poids de réel à la parole du sujet et le malaise de l’époque contemporaine vient confirmer ce qui prend alors l’allure d’un destin mortifère : licenciement, chômage, vie précaire, logement peu hospitalier, exclusion scolaire, accès difficile aux soins, isolement, inhibition massive.

Comment traiter les conséquences de ce réel ?

En premier lieu ne pas trop s’angoisser face à la répétition de l’échec, du rejet de soi et de l’Autre chez ces sujets, est certainement l’exigence la plus difficile à remplir pour l’intervenant, quelle que soit sa qualité.

Il s’agit de pouvoir entendre cette répétition comme l’écho d’une intime douleur d’exister et de chercher patiemment avec le sujet, sur quels points, lui qui se fait objet déchu, voire déchet, peut trouver à appuyer son existence.

Nous approfondirons ces questions à partir de cas cliniques et de l’apport de quelques éléments théoriques propres fonder une pratique.

3ème après-midi : Ceux qui subissent

Dépression, burn-out, harcèlement, souffrance au travail, maltraitance : ces modalités de plainte font le quotidien du médecin, du thérapeute, du psychologue, du psychanalyste, mais aussi de l’avocat et du juge, du travailleur social et de l’enseignant.

Le sujet se plaint de la vie qu’il mène, de celle que lui imposent les autres, ou même de ce qu’il ne peut s’empêcher de se faire subir à lui-même, que ce soit par l’addiction au travail, à un produit ou par la dépendance à un « autre méchant » dont il ne réussit pas à se séparer.

Si la souffrance qui en résulte ne trouve pas un lieu où elle est accueillie, les conséquences peuvent être graves, voire gravissimes. Incapacité à travailler, phobie scolaire, mutisme, paralysie, impossibilité de sortir de chez soi, suicide constituent diverses expressions de la pulsion de mort : celle qui se déchaîne quand le lien à l’Autre n’est plus régulé ou lorsque le sujet ne parvient plus à se débrouiller avec ce qui l’envahit.

Le sens commun incite à vouloir rassurer, protéger, revaloriser, déstresser, encourager… Et les professionnels du soin ou de l’éducation s’inquiètent à juste titre quand ils perçoivent que leur volonté de bien faire pousse le sujet dont ils s’occupent sur une pente toujours plus mortifère.

En effet les recommandations de bon sens telles que « prendre sur soi », « se protéger », « se défendre », « relativiser », soulignent parfois dramatiquement l’impasse dans laquelle le sujet se trouve. Et le traitement juridique de certaines plaintes ne suffit pas toujours à remettre le sujet sur les rails de sa vie.

« Que faire ? »

Il s’agit de toujours d’abord prendre la souffrance au sérieux. Il s’agit aussi de se décaler pour ne pas fixer le sujet dans un statut de victime et l’aider ainsi à saisir ce qui s’est dénoué ou fracturé au point de rendre précaire toute son existence.

Comment faire alliance avec le vivant toujours singulier chez chacun et lui permettre de trouver de nouveaux appuis qui réactivent son désir mis à mal ? C’est ce que nous examinerons à partir de la pratique.

Dates :

Vendredi  29 mars 2019 – ceux qui (mal)traitent leur corps – 13h30-16h30

Vendredi 21 juin 2019 – ceux qui ne sont pas désirés – 1er groupe 13h30-16h30 ; 2nd groupe 16h30-19h30

Vendredi  20 septembre 2019 – ceux qui subissent

Horaires : 13h30 à 16h30

13h30- 15h00 : Théorie et repères cliniques

15h00 – 16h30 : Pragmatique du cas

Horaires du second groupe le 21 juin 2019 : 16h30 à 19h30

16h30- 18h00 : Théorie et repères cliniques

18h00 – 19h30 : Pragmatique du cas

Attention, pour le premier groupe le 21 juin 2019, priorité aux inscriptions prises en charge par les institutions dans le cadre de la formation continue

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