Première après-midi

image-extension1. Ceux qui passent à l’acte

 

 

 

Pour se repérer dans la clinique du passage à l’acte il convient de différencier acte, acting-out et passage à l’acte.

– Lacan réfère l’acte au dire, l’énonciation du sujet est donc en cause et détermine une mutation de sa position. Il y a un avant et un après.

– L’acting-out met en scène quelque chose que le sujet n’arrive pas à dire, et celui-ci ne se reconnaît pas forcément dans le sens ou l’appel inclus dans ce qu’il donne à voir ou à entendre, dont la dimension inconsciente lui échappe.

– Le passage à l’acte est de l’ordre de la séparation de l’Autre et du discours, le sujet s’absente radicalement de ce qu’il agit.

Ainsi la tentative de suicide peut être du registre de l’acting-out ou du passage à l’acte : selon le cas, les conséquences cliniques ne seront pas les mêmes, car le sujet et l’Autre n’y sont pas à la même place. Le passage à l’acte dont peuvent relever une bagarre, un vol, une dégradation… n’est pas toujours prévisible, certes, mais les éléments concernant le rapport du sujet à l’Autre et au langage peuvent

parfois permettre de repérer où il convient de se placer pour ne pas le provoquer.
La réponse à y donner est essentielle : il s’agit de concevoir la juste manœuvre pour que le sujet retrouve un branchement sur l’Autre et la vie sociale… L’éclairage et l’éthique de la psychanalyse

peuvent favoriser l’invention d’un dispositif sur mesure.

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