Solutions sur mesure
La psychanalyse dans la clinique
Programme de l’année 2026-2027
Durée : 52 heures 30 (14 jours)
Horaires : 21h15-23h15 le vendredi et 10h15-12h15 et 14h-17h30 le samedi
Date :
20-21 novembre 2026
11-12 décembre 2026
29-30 janvier 2027
12-13 mars 2027
9-10 avril 2027
21-22 mai 2027
25-26 juin 2027
Type d’action : Action de formation
Langue : Français
Modalité d’entrée en formation : Admission sur dossier après entretien avec un enseignant.
Contact: Jean Luc Monnier / monnierj@orange.fr / 02 99 79 72 36.
Délai d’accès : Inscription possible jusqu’à 1 mois avant le début de la formation.
Tarif de la formation :
Au titre de la formation permanente : 700€
A titre individuel : 380€
Pour les étudiants de moins de 27 ans (sur justificatifs) et les personnes en recherche d’emploi : 190€
(Association loi 1901 non assujettie à la TVA).
Prérequis : Afin de suivre au mieux l’action de formation sus-mentionnée le stagiaire est informé qu’il est nécessaire d’être au moins du niveau de la 3ème année d’études supérieures après la fin des études secondaires.
Des demandes de dérogation peuvent cependant être faites auprès du secrétariat. Les admissions ne sont prononcées qu’après au moins un entretien du candidat avec un enseignant.
Public : La formation s’adresse aussi bien aux travailleurs de la « santé mentale », psychiatres, médecins, psychologues, orthophonistes, etc. qu’aux psychanalystes eux-mêmes et aux universitaires intéressés par ce savoir particulier.
Accessibilité : Nos formations peuvent être accessibles aux personnes en situation de handicap. Pour les personnes en situation de handicap, merci de contacter notre référent handicap Anne Colombel-Plouzennec au 06 87 49 32 18, afin de vous accompagner et vous orienter au mieux vos démarches et en fonction de vos besoins.
Objectif de la formation et objectifs pédagogiques
Objectif de la formation : Acquérir l’usage des concepts de l’enseignement de Freud et de Lacan pour s’orienter dans la clinique contemporaine au regard de la puissance de l’imaginaire.
Objectifs pédagogiques du programme :
- Comprendre les enjeux de l’imaginaire dans la théorie lacanienne
- Interpréter les enjeux de ce concept aujourd’hui
- Acquérir des outils pour son repérage
- Savoir utiliser ce concept dans la clinique
Contenu de la formation
La psychanalyse dans la clinique
Argument de Jean Luc Monnier
Lacan avait le goût de la clinique mais beaucoup moins celui du clinicien. Il faut lire ce qu’il dit de celui-ci dans sa conclusion au Congrès de Strasbourg1. Jacques-Alain Miller en fait un commentaire éclairant et très direct dans son cours « Le lieu et le lien 2».
De la clinique psychanalytique, Lacan avait une définition extrêmement simple et précise.
Dans son « Ouverture de la Section clinique » en 1977, il pose la question : « Qu’est-ce que la clinique psychanalytique ? Ce n’est pas compliqué. Elle a une base – C’est ce qu’on dit dans une psychanalyse. » Il complète cette définition dans la discussion qui s’ensuit en précisant : « La clinique est le réel en tant qu’impossible à supporter3.»
Le terme de « clinique », si galvaudée de nos jours et mise à contribution pour justifier des pratiques et des « méthodes », souvent hasardeuses, parfois douteuses, se trouve là saisie du côté de la vérité – la parole – et strictement connectée au réel.
La clinique n’est pas seulement une affaire de signifiants mais de signifiants dans leurs rapports au réel : en l’occurrence au corps. La clinique en effet – et Lacan le rappelle lorsqu’il dit « alors il faut cliniquer, c’est-à-dire se coucher, la clinique est toujours liée au lit.4 » C’est pour la psychanalyse une question de corps.
La clinique a donc, pour la psychanalyse, une double référence : d’une part la vérité, c’est-à-dire la parole, et d’autre part le réel, c’est-à-dire le corps.
La vérité véridique et la vérité menteuse
La vérité a perdu peu à peu de son éclat dans l’enseignement de Lacan, suivant en cela la dépréciation qu’elle subit dans la cure elle-même. Lacan la qualifiera finalement de menteuse, au regard du réel. La vérité menteuse est le seul rapport juste que le signifiant entretient avec le réel. J.-A. Miller souligne dans son cours « Le lieu et le lien » que la recherche de la vérité véridique barre le chemin de la vérité vers le réel5.
La vérité véridique se confond, d’une certaine manière, avec l’exactitude, ce qui reste une fiction. Qu’elle s’inscrive dans le champ du cognitivo-comportementalisme et la radicalité du questionnaire, ou bien dans le champ des psychothérapies et de la vérité de l’être, la poursuite de cette « vérité vraie » n’est qu’une chimère qui engage le sujet dans une impasse.
Il y a, bien sûr, une différence entre la contrainte que suppose le programme de rééducation des fonctions mentales proposé par les praticiens du cognitivisme – et nous ne parlons pas des adeptes du behaviourisme – et la suggestion à l’œuvre dans les psychothérapies dites humanistes. Mais aucune de ces pratiques ne se soutiennent dans l’abord du réel6. Elles opèrent toutes dans le registre du service des biens et non dans celui de la jouissance.
La clinique est thérapeutique
De ce point de vue la clinique est toujours thérapeutique. Elle vise la guérison sous toutes ses formes : ce qui veut dire qu’elle vise le réglage et la normalisation de la relation du sujet et de l’Autre ; son principe est la suggestion et uniquement la suggestion. Cela fait dire à J.-A. Miller que « la clinique est faite, essentiellement, pour rassurer le thérapeute7 ». C’est assez cohérent avec la définition stricte du terme de clinique en médecine qui veut dire « exercée près du lit du malade ». Dans les deux cas c’est une clinique qui vise la guérison.
Un au-delà de la clinique
Il s’agit donc pour la psychanalyse de considérer la clinique d’un point de vue qui se situe au-delà de la clinique8. Il s’agit de saisir la clinique à partir d’une expérience de parole qui touche au réel de la jouissance du corps. Le corps est toujours en jeu, comme dans la clinique médicale, mais signifiantisé, marqué, troué par le symbolique. Il n’est pas l’objet souffrant sur lequel le médecin exerce son art, mais le lieu d’une jouissance qui se fait parfois impossible à supporter.
L’au-delà de la clinique est le point d’où la psychanalyse touche au réel. Et c’est à ce titre que J.-A. Miller peut dire « pas de clinique sans éthique9 ». Cette assertion qui peut paraître contradictoire avec ce qu’avance Lacan pour définir la clinique en est pourtant la suite logique.On ne peut considérer la clinique analytique que du point de vue d’un au-delà de la clinique et dans ce cas – dans ce cas seulement – elle peut être rapportée à une éthique, c’est-à-dire à son lien avec le bien-dire sur la jouissance et non à un lien avec le service des biens, c’est-à-dire avec l’Autre.
C’est ce que Lacan appelle à d’autres endroits la psychanalyse en intension. C’est-à-dire ce lieu vide où précisément aucune définition ne peut rendre compte de ce qu’est le psychanalyste. Disons que la clinique psychanalytique occupe une position d’extimité dans le champ de la clinique.
Solutions sur mesure
En quoi La psychanalyse dans la clinique, ouvre-t-elle à des solutions sur mesure du côté de l’analysant ? La réponse se trouve du côté de la place vide qui accueille le psychanalyste au un par un comme semblant d’objet dans l’expérience analytique, place sur laquelle il s’agit de se repérer10. Qu’il soit du fantasme ou de la pulsion, l’objet a comme objet de satisfaction – objet-jouissance – s’inscrit pour chacun dans l’ordre de la singularité absolue. La traversée du fantasme met en lumière la façon dont le sujet s’est apparié avec son « objet-jouissance 11» et lui donne la solution de son désir.
Cet « opercevoir » n’est pas dénué d’une certaine satisfaction. Mais il reste alors à serrer le sinthome, ce Un de jouissance qui réitère, dont l’objet a comme semblant dans le fantasme, est l’écho. C’est cela, que nous pouvons appeler une solution sur mesure : serrer ce Un de jouissance, premier impact du signifiant qui institue le corps comme trou, c’est éprouver l’inexistence de l’Autre en même temps que saisir la nature contingente de sa propre existence.
C’est une satisfaction singulière et durable, réglée sur le Un et non sur l’Autre, qui initie un rapport nouveau au sentiment de la vie.
1 Lacan J., « En guise de conclusion ». Discours de clôture au Congrès de Strasbourg, le 13 octobre 1968, publié dans Lettres de L’École freudienne, 1970, no 7, p. 157-166.
2 Miller J.-A., « L’orientation lacanienne. Le lieu et le lien », enseignement prononcé dans le cadre du département de psychanalyse de l’université Paris 8, leçon du 15 novembre 2000 : « Un clinicien qu’est-ce que c’est ? Il n’y a que Lacan qui ait osé considérer que c’était vraiment plus bas que terre, le clinicien ».
3 Lacan J., « Ouverture de la Section clinique », Ornicar ?, no 9, avril 1977, p. 8.
4 Ibid.
5 Nous suivons les indications de Jacques-Alain Miller dans la leçon de son cours du 12 décembre 2001.
6 Nous paraphrasons Lacan lorsqu’il évoque l’objet a comme semblant dans le Séminaire XX, p. 87.
7 Miller J.-A., « L’orientation lacanienne. La vie de Lacan », enseignement prononcé dans le cadre du département de psychanalyse de l’université Paris 8, leçon du 17 mars 2010, inédit.
8 Miller J.-A., « L’orientation lacanienne. Du symptôme au fantasme et retour », enseignement prononcé dans le cadre du département de psychanalyse de l’université Paris 8, leçon du 3 novembre 1982, inédit. Ainsi que le cours « La vie de Lacan », du 17 mars 2010, inédit.
9 Miller J.-A., « L’orientation lacanienne. Ce qui fait insigne », enseignement prononcé dans le cadre du département de psychanalyse de l’université Paris 8, leçon du 26 novembre 1986, inédit.
10 Cf. cet échange avec Caroline Doucet à propos du thème : « Ainsi le sujet déterminé par la chaîne des dits qui lui donne une permanence (ses propre signifiants identificatoires) est, du fait de cette place faite au vide, susceptible d’acquérir d’autres valeurs permettant l’émergence de la singularité.»
11 Miller J.-A., « L’orientation lacanienne. Les divins détails », enseignement prononcé dans le cadre du département de psychanalyse de l’université Paris 8, leçon du 3 mai 1989, inédit.
Programme :
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Séminaire théorique Vendredi 21h15-23h15 20 novembre 2026; 11 décembre 2026; 29 janvier 2027;12 mars 2027;9 avril 2027; 21 mai 2027; 25 juin 2027 |
Objectifs du module :
Contenu: Lecture du Séminaire, livre XV, L’Acte psychanalytique, (1967-1968), texte établi par J.-A Miller. Jean Luc Monnier – Ouverture
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Séminaire pratique Samedi 10h15-12h15 21 novembre 2026;12 décembre 2026;30 janvier 2027;13 mars 2027; 10 avril 2027; 22 mai 2027
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Objectifs du module :
Contenu : |
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Séminaire de textes Samedi 14h -15h30 21 novembre 2026;12 décembre 2026;30 janvier 2027;13 mars 2027; 10 avril 2027; 22 mai 2027 |
Objectifs du module :
Contenu : |
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Argument séminaire texte Redécouvrir les apports des psychiatres classiquesLa clinique psychiatrique émerge dans les suites du délaissement de l’interprétation religieuse des désordres mentaux pour une croyance toujours plus actuelle au savoir de la science. Elle précède de peu la psychanalyse 1. La clinique comme méthode apparait avec Pinel (1745-1826) et modifie durablement l’approche de la folie. Intéressé par le savoir-faire de Pussin, un patient devenu maître dans l’art d’apaiser ses condisciples et devenu « gouverneur des malades », Pinel met en place ce qui prendra le nom de traitement moral ; il établit une nosologie des désordres mentaux non organiques et contribue à la prise en compte des aspects médicaux légaux des troubles ainsi qu’à l’humanisation des asiles. Le regard constitue la métaphore de cette pratique, associant à l’observation et la description des troubles psychopathologiques, l’élaboration de relation qui les structure 2. Michel Foucault situera l’approche clinique 3 non seulement comme un espace de soin et de production de savoir, mais aussi comme une institution inscrite dans des rapports de pouvoir structurant le rapport au corps et à la maladie. Éric Laurent le relève, il y a dans la classification clinique psychiatrique d’avant la psychanalyse une dimension surmoïque 4, une gourmandise pour faire disparaitre la singularité, de ne retrouver dans la clinique que l’universel. Pourtant cette clinique, fondée par des psychiatres qui ont donné leur nom à nombre d’entités, ne s’est pas forgée sans une rencontre singulière avec des patientes. La clinique s’apprend du malade. Lacan a su dire ce que son orientation vers la psychanalyse doit à sa rencontre avec Aimée. D’autres couples sont passés dans l’histoire de la psychiatrie 5, tel celui formé par Jean-Martin Charcot avec Louise Gleize, plus connue sous le pseudonyme d’Augustine. Fasciné par la puissance des crises d’hystérie de la jeune fille, il décide d’en faire une des patientes attitrées de ses « leçons du mardi », qui impressionneront Freud à la Salpêtrière. Avec Charcot 6 « hystérie » désigne vers 1880 un ensemble de symptômes prenant l’apparence d’affections organiques sans lésions décelables. Aujourd’hui, et la psychanalyse y a contribué, la clinique psychiatrique ne saisit plus la place de la femme à partir de l’hystérie, mais son discours qui maintient un universel de la femme est, lui, bien actuel. Emil Kraepelin (1856-1926) va marquer profondément la psychiatrie européenne en imposant une classification nosologique des maladies mentales fondée sur des critères essentiellement évolutifs 7. Grand classificateur, il invente « la boîte à diagnostic. Après l’entretien avec le patient, chacun des participants écrit le diagnostic sur un papier qui est mis dans une urne. Au tirage, chacun doit argumenter sa proposition. L’auto-enseignement […] sans savoir préalable mais en s’exerçant à l’observation. Cela doit aboutir à une classification et à un diagnostic clinique 8». Plutôt que de se perdre dans la variété et la mobilité des symptômes, il développe ce qu’il appelle la méthode clinico-évolutive par opposition à la méthode symptomatique ou étiologique qui avaient cours jusque-là. La sixième édition de son traité de psychiatrie (1899) fera date. Il différencie, psychose maniaco-dépressive et démence précoce de la paranoïa. Le phénomène de l’interprétation délirante est central et structurant quant au monde du patient. Le délire trouve sa source dans le sujet et dans son sentiment d’insuffisance par rapport au monde extérieur vécu comme hostile 9. Lacan en éclairera la logique, « ça parle d’abord en nous, sans savoir ce que ça signifie », le fait d’être d’abord des êtres parlés, se traduit comme une paranoïa initiale de tout sujet, mais la dialectique y fait défaut. Quelque chose se gèle dans une certitude 10. La paranoïa comme envers de la mélancolie : Jules Séglas 11, contemporain de Freud (1856-1939) est selon Paul Bercherie le plus fin des cliniciens. Si Kraepelin maintient la paranoïa et la mélancolie comme deux affections bien séparées, leur différenciation reste complexe et fait débat. Séglas établit d’abord une psychopathologie de la paranoïa et de la mélancolie à partir de l’hallucination. Il est célèbre pour sa trouvaille des hallucinations psychomotrices verbales et la critique de l’idée que l’hallucination soit une perception sans objet, il en viendra à considérer qu’elle relève surtout d’une « pathologie du langage intérieur 12». Dans le Séminaire III, Lacan lui rend hommage. Ce qui signe l’atteinte de la personnalité dans le délire de persécution pour Séglas, c’est que le sujet halluciné auditif méconnaît l’origine subjective du trouble. Cette méconnaissance est un point essentiel que nous retrouverons chez Lacan. La finesse des observations cliniques du début du XXe siècle – note-t-il – bute sur la façon de les théoriser 13. Ce qui, selon lui, doit « dominer toute la question de la paranoïa », c’est la question : « Qui parle ? ». Le sujet est parlé et son corps en est joui. Dans la mélancolie au contraire, c’est le rejet de cette jouissance du langage qui alourdit le sujet par inertie du sens, dans la signification lourde de la faute 14. Bleuler et la schizophrénie : le terme de schizophrénie est introduit par Bleuler en 1908, soit après l’invention freudienne de la psychanalyse 15. Il est le premier psychiatre à s’intéresser aux théories de Freud 16 ; il appelle la démence précoce, schizophrénie, (du grec σχιζιεν)17 parce que, comme il espère le montrer, la scission des fonctions psychiques les plus diverses est l’un de ses caractères les plus importants. L’accent est mis sur le trouble schizophrénique des associations et de l’affectivité, une tendance à placer sa propre fantaisie au-dessus de la réalité et à se retrancher de celle-ci (autisme). Hallucinations, idées délirantes de persécution, symptômes catatoniques sont situés comme symptômes secondaires. Au début du XXe siècle, la paranoïa kraepelinienne va être supplantée par la schizophrénie bleulérienne 18. J.-A. Miller en fait une « production du discours analytique, un rejet du discours analytique résultat d’une mise au travail des concepts analytiques sur le matériau Kraepelinien, par les bons soins de Bleuler 19». Cependant ses descriptions cliniques trouvent une résonance particulière avec ce que traversent nombre des adolescents et de jeunes adultes que nous rencontrons, et Lacan, nous incite à nous tenir au plus près du « dit-schizophrène » spécifié de se trouver « sans le secours d’aucun discours établi 20». L’actualité ne manque pas de passages à l’acte meurtriers propres à nous rappeler le précieux des apports d’Esquirol et de Paul Guiraud ainsi que les limites des pouvoirs de la parole. Si certains meurtres commis par des sujets psychotiques apparaissent pris dans une logique imposée par une interprétation délirante 21, une autre catégorie de passages à l’acte meurtriers, démunis de motivation apparente, seront qualifiés d’immotivés. La prise en compte de leur manque de sens permet d’approcher la structure du sujet dans tout passage à l’acte. P. Guiraud généralisera la notion de Kakon introduite en 1919 par C. von Monakow. Le décrivant comme un «sentiment pénible d’étrangeté intérieure », il indique à quel point « l’acte de violence essaie de supprimer le « kakon », le mal, de tuer la maladie» 22, et constitue une tentative de guérison. La question de la responsabilité du criminel, est un enjeu du débat entre le savoir scientifique et le pouvoir judiciaire depuis l’article 64 du code pénal promulgué le 23 février 1810, la loi Esquirol de 1838 dans les suites de l’affaire Pierre Rivière en 1835 en constituera un point tournant instaurant les modalités de placement dans les établissements spéciaux 23. En 1950, Lacan signale que « seule la psychanalyse […] est capable dans ces cas de dégager la vérité de l’acte, en y engageant la responsabilité du criminel 24». Si nous avons beaucoup à apprendre de la finesse des observations des psychiatres classiques, seule l’orientation analytique approche la folie comme solution singulière d’un sujet qui peut en répondre et fait sa place au transfert. Lacan avec la clinique des discours ouvre une voie à rebours de l’identification, et des massifications de la biopolitique 25. 1 Briole G., Des sillons tracés dans la folie. Retour vers les trésors oubliés de la psychiatrie, Antenne clinique d’Angers, 2020-2021, p. 14.
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Conférences Samedi 15h30 -17h30 21 novembre 2026; |
Objectifs du module :
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21 novembre 2026 – Anaëlle Lebovits-Quenehen |
Organisation de la formation
Équipe pédagogique : Les enseignants, médecins ou psychologues de formation, pratiquent la psychanalyse et sont membres de l’ECF et de l’AMP.
Les Coordinateurs-Enseignants pour la Section clinique de Rennes sont :
- Sarah Camous-Marquis : sarah.camous@gmail.com
- Anne Colombel-Plouzennec : zannec@protonmail.com
- Alice Delarue : alice_delarue@yahoo.fr
- Thomas Kusmierzyk : thomaskusmierzyk@gmail.com
- Jean Luc Monnier : monnierj@orange.fr
Les enseignants sont tous psychanalystes, membres de l’ECF et de l’AMP :
Romain Aubé
Emmanuelle Borgnis-Desbordes
Damien Botté
Frédérique Bouvet
Sarah Camous-Marquis
Dominique Carpentier
Philippe Carpentier
Myriam Chérel
Anne Colombel-Plouzennec
Alice Delarue
Benoît Delarue,
Jean-Noël Donnart
Marcel Eydoux
Pr Michel Grollier
Pierre-Gilles Guéguen
Noémie Jan
Laetitia Jodeau-Belle
Jeanne Joucla
Thomas Kusmierzyk
Alain Le Bouëtté
Anne-Marie Le Mercier
Pr Jean-Claude Maleval
Martine Marhadour
Pr Sophie Marret-Maleval
Jean Luc Monnier
Ariane Oger
Dr Danièle Olive
Laurent Ottavi
Isabelle Rialet-Meneux
Christelle Sandras
Eric Taillandier
Cécile Wojnarowski
Moyens pédagogiques et techniques :
• Accueil des inscrits dans une salle dédiée à la formation.
• Cours magistraux et exposés théoriques.
• Séminaires pratiques avec exposition et discussion de cas.
• Bibliographie recommandée.
• Mise à disposition de documents supports à la suite de la formation.
Dispositif de suivi de l’exécution de l’évaluation des résultats de la formation avec l’application Digiforma :
• Feuilles d’émargement.
• Formulaires d’évaluation de la formation :
o Evaluation de Préformation : questionnaire
o Évaluation des acquis:questionnaire
o Évaluation de la satisfaction:
§ À la fin des journées de formation (à chaud).
• certificat de réalisation de l’action de formation;