SÉMINAIRE DU CERCLE

Le séminaire d’étude et de recherche de la Section Clinique de Rennes, animé par Caroline Doucet, Sophie Marret-Maleval, Jean Luc Monnier, Thomas Kusmierzyk

 

Les jeudis 27 novembre 2025, 18 décembre 2025, 15 janvier 2026, 12 février 2026, 12 mars 2026, 2 avril 2026, 21 mai 2026

 

Le CERCLE est le séminaire d’étude et de recherche de la section clinique (SC), réservé aux participants de la section clinique les plus chevronnés, qui ont été remarqués par les enseignants à l’occasion de la présentation de cas de leur pratique lors des séminaires pratiques. Sur recommandation des enseignants, leur entrée au Cercle est ensuite soumise à approbation par le bureau de la SC. Les consultants du Centre Psychanalytique de Consultation et de Traitement (CPCT-parents de Rennes) sont issus du CERCLE.
Les sept soirées annuelles du CERCLE sont un approfondissement du thème annuel de la section clinique et sont articulées en deux temps, l’étude de grands textes théoriques et la discussion de cas. Lieu de débat et de conversation, le CERCLE est un laboratoire de recherche et de formation, à la pointe de la clinique d’orientation lacanienne dont le bulletin IRONIK ! se fait régulièrement l’écho.

 

Argument CERCLE 2025-2026
Variété des fonctions de l’imaginaire

Sur un certain plan, le réel a toujours le dernier mot. Pour autant, c’est à le repousser, l’envelopper, le déchiffrer, le voiler que travaille l’imaginaire. L’imaginaire occupe une fonction essentielle dans la psychopathologie de la vie quotidienne. Il en voile la dimension de répétition ainsi que le tragique et ouvre des perspectives. Ainsi, il nourrit tout aussi bien les rêves et les ambitions qu’il alimente les rivalités et la concurrence entre les parlêtres. Les effets imaginaires peuvent entacher la relation à l’autre mais ils peuvent aussi via un idéal élever une vie ou soutenir une orientation dans l’existence. L’imaginaire qui ne se réduit pas à l’image et emprunte aux discours en circulation peut donc tout autant amener quelques difficultés et limites comme être source de gaité ou d’inspiration.

­Réhabilité par Lacan à la toute fin de son enseignement, l’imaginaire occupe une place déterminante dans la clinique où, dans certaines circonstances, le corps vacille ou bien « se défait » [1] et où il participe à la mise au point de solution particulièrement inventives et opérantes quant à la stabilisation d’un sujet. Dès lors c’est tout un champ de la clinique qu’il conviendra d’explorer cette année, selon les types de nouage, suppléance ou compensation, mono-symptomatique ou poly-sinthomés, etc., selon ce que Jacques-Alain Miller a nommé maladies de la mentalité [2] et encore « toute une série qui ne demande qu’à s’élargir [3] » à l’aune des caractéristiques de notre époque.

Les travaux du Cercle prendront donc appui sur la clinique borroméenne dans laquelle Lacan donne une valeur équivalente à tous les registres symbolique, imaginaire et réel et qui confère à l’expérience analytique une dimension concrète sans laquelle « nous l’annulons » [4] Il s’agira dans les cas discutés d’envisager non seulement la fonction de l’imaginaire pour le sujet – fonction de consistance, de fascination, ou d’appartenance du corps par exemple – mais aussi son effort éthique de traduction du réel, à travers la fonction de nomination ou bien dans la fonction de création, à la fois sublimatoire et sinthomatique.

[1] Castanet H., Quand le corps se défait, Moments dans les psychoses, Navarin, Le champ freudien, Paris, 2017, p. 106.
[2] Cf. éditorial d’Alice Delarue, « Notre maladie de la mentalité », Mental, no 49, Les maladies de la mentalité, p. 7.
[3] Deffieux J.-P., « Le corps entre image et consistance », L’a-graphe, 2012, p. 35.
[4] Lacan J., Le Séminaire, livre xxv, « Le moment de conclure », leçon du 15/11/1977, inédit.

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Dernière modification le 11/08/2025

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